Restaurer une maison ancienne à Alès

Dans le centre d’Alès comme dans les faubourgs, bien des maisons en pierre ont gardé leur couverture d’origine : des tuiles canal en terre cuite, patinées par des décennies de soleil. Avant de toucher à un tel toit, un bon couvreur commence par trier. Les tuiles encore saines sont récupérées et replacées en tuiles de couvert, la rangée visible, tandis que les tuiles neuves prennent place dessous, en courant. Le toit garde ainsi sa teinte nuancée.
Les génoises, ces rangs de tuiles scellées qui forment l’avant-toit, réclament la même attention : quand leur mortier de chaux s’effrite, l’eau s’infiltre en tête de mur. Leur reprise se fait à l’identique, rang par rang, sans ciment qui emprisonnerait l’humidité.
Autour de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, monument historique, toute modification visible de la toiture passe par l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France : un délai à intégrer dès le départ dans votre calendrier.
Orages cévenols et chaleur : ce que subissent les toits d’Alès
Le climat méditerranéen du Gard alterne longs étés secs et épisodes pluvieux intenses, surtout à l’automne, quand les orages cévenols déversent beaucoup d’eau en très peu de temps. Une tuile déplacée par le vent ou fêlée devient alors une porte d’entrée. Les chéneaux et les descentes doivent aussi encaisser ces débits soudains : une gouttière trop étroite déborde le long de la façade.
Une visite à la fin de l’été permet de repositionner les tuiles glissées, de vérifier le faîtage et de dégager les évacuations avant la saison des pluies.
