Que fait un couvreur zingueur ?
- Gouttières et descentes : pose, remplacement, réparation des fuites aux jonctions, remise en pente, changement des crochets.
- Chéneaux : ces gouttières intégrées à la toiture ou posées en haut d’un mur, fréquentes sur les maisons anciennes.
- Noues : l’angle rentrant entre deux pans, où l’eau se concentre ; une noue en zinc usée provoque des infiltrations importantes.
- Solins et abergements : les raccords étanches autour des cheminées, des fenêtres de toit et le long des murs.
- Habillages : rives, bandeaux, couvertines, qui protègent les bois et les maçonneries exposés.
- Couvertures en zinc : toitures à joint debout ou à tasseaux, sur les immeubles comme sur les maisons contemporaines.
Le zinc se travaille par pliage, agrafage et soudure à l’étain : c’est un savoir-faire à part entière. Beaucoup de couvreurs le maîtrisent, mais certains en ont fait leur spécialité.
Les matériaux de gouttière

- Le zinc : le matériau de référence en France, durable (plusieurs décennies), réparable, qui se patine avec le temps.
- Le PVC : économique et léger, mais sensible aux UV et aux chocs ; il vieillit plus vite.
- L’aluminium : souvent façonné sur place en une seule longueur (gouttière sans raccord), léger et disponible en couleurs.
- Le cuivre : haut de gamme, très durable, apprécié sur les bâtiments anciens et de caractère.
En secteur protégé ou sur une maison de caractère, le choix du matériau peut être encadré par les règles d’urbanisme locales.
Prix des travaux de zinguerie
| Travaux (pose comprise) | Ordre de grandeur |
|---|---|
| Gouttière PVC | 25 à 60 € le mètre linéaire |
| Gouttière aluminium | 45 à 100 € le mètre linéaire |
| Gouttière zinc | 50 à 120 € le mètre linéaire |
| Gouttière cuivre | 100 à 200 € le mètre linéaire, voire plus |
| Chéneau en zinc | 80 à 180 € le mètre linéaire |
| Rives, bandeaux, couvertines | 40 à 130 € le mètre linéaire |
| Solin ou abergement | 250 à 1 000 € au forfait |
| Réparation localisée | 150 à 600 € |
| Couverture en zinc | 145 à 305 €/m² |
Fourchettes indicatives relevées dans plusieurs barèmes publics en 2026. L’accès (hauteur, nacelle, échafaudage), la dépose de l’existant et le nombre de pièces façonnées (angles, naissances, dauphins) font varier le prix. Pour les autres travaux, voir notre guide des tarifs de couvreur.
Signes qu’il faut intervenir
- La gouttière déborde même par pluie modérée : elle est bouchée, mal dimensionnée ou a perdu sa pente.
- Des coulures ou des mousses apparaissent sur la façade, sous l’avant-toit.
- L’eau goutte aux jonctions ou la gouttière se détache de ses crochets.
- Des taches d’humidité apparaissent près d’une cheminée ou d’une fenêtre de toit : le solin ou l’abergement est souvent en cause (voir notre guide fuite de toiture).
- Le zinc est percé ou piqué : sur les ouvrages anciens, le remplacement est souvent plus sûr qu’une réparation.
Un nettoyage des gouttières une à deux fois par an, notamment après la chute des feuilles, évite la plupart des débordements. Il peut être fait en même temps qu’un démoussage de toiture.