Pierre de Volvic et tuiles rouges : le visage des toits clermontois

La ville se reconnaît à ses façades en pierre de Volvic, une pierre volcanique sombre dont est bâtie la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption. Au-dessus de ces murs, les toits sont traditionnellement couverts de tuile canal, comme dans une grande partie de la plaine de la Limagne. Au fil du temps, la tuile mécanique s’est largement répandue sur les maisons et les immeubles, tandis que l’ardoise et le zinc apparaissent sur certains bâtiments plus bourgeois.
Dans les secteurs de montagne du Puy-de-Dôme, on rencontre aussi la lauze, une couverture en pierre lourde et très durable. Elle est rare en ville, mais certains couvreurs de l’agglomération maîtrisent ce savoir-faire exigeant.
Un climat semi-continental exigeant pour les couvertures
Le climat clermontois est marqué par de vrais contrastes. En hiver, les cycles de gel et de dégel sont l’ennemi principal des toitures : l’eau qui s’infiltre dans une tuile poreuse ou une fissure gèle, gonfle et fait éclater le matériau. Les tuiles anciennes ou de moindre qualité y sont particulièrement sensibles.
La neige ajoute ses propres contraintes. Son poids sollicite la charpente, et sa fonte lente peut provoquer des remontées d’eau sous les tuiles lorsque la pente est faible. Au bas des toits, la glace peut aussi bloquer les gouttières. Des arrêts de neige et une zinguerie en bon état limitent ces désagréments.
L’été, les orages apportent des pluies violentes et parfois de la grêle. Une inspection au printemps, après les derniers gels, permet de repérer les tuiles fendues et de traiter les petits défauts avant qu’ils ne s’aggravent.
Isoler sa toiture face aux hivers auvergnats

Avec des hivers froids, une toiture mal isolée coûte cher en chauffage et favorise la formation de condensation dans les combles. Lorsqu’une réfection de couverture est prévue, c’est l’occasion d’ajouter un écran sous toiture et de renforcer l’isolation, par l’intérieur ou par l’extérieur (sarking). Pour ces travaux, un artisan RGE vous permettra, selon les règles en vigueur, de prétendre à certaines aides à la rénovation énergétique.
Rénover dans les quartiers anciens de Clermont et de Montferrand
Le centre ancien, autour de la cathédrale et de la basilique Notre-Dame-du-Port, ainsi que le quartier historique de Montferrand, comptent de nombreux monuments historiques. À leurs abords, un projet qui modifie l’aspect d’un toit (matériau, teinte, lucarne ou fenêtre de toit) nécessite une déclaration préalable et l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France. Un couvreur familier de ces quartiers saura proposer des tuiles et des finitions compatibles avec le caractère des lieux.
