Zinc et ardoise : les deux matériaux des toits parisiens

Sur les immeubles haussmanniens et une grande partie du bâti ancien, la toiture se compose souvent de deux parties : un brisis presque vertical, percé de lucarnes, et un terrasson à faible pente au sommet. C’est le principe du comble à la Mansart, qui a permis d’aménager des logements sous les toits. Le brisis est couvert d’ardoise ou de zinc, le terrasson presque toujours de zinc.
Le zinc se pose en bandes assemblées par agrafes ou tasseaux, avec des soudures à l’étain aux points délicats. Il se dilate avec la chaleur, et les fixations doivent laisser ce mouvement se faire sans déchirer le métal. Avec les années, on voit apparaître des soudures fendues, des bandes percées ou des relevés décollés autour des cheminées et des lucarnes. L’ardoise, elle, souffre surtout des crochets qui cèdent et des ardoises fendues. Un bon couvreur parisien maîtrise les deux techniques, ainsi que la zinguerie qui les accompagne : chéneaux, gouttières, descentes et habillages de lucarnes.
Travaux de toiture en copropriété
À Paris, la plupart des toitures appartiennent à des immeubles en copropriété. La couverture fait en général partie des parties communes : c’est le syndic qui fait établir les devis et les travaux importants doivent être votés en assemblée générale. Pour une fuite urgente, le syndic peut faire réaliser les réparations conservatoires nécessaires sans attendre le vote.
Bien préparer ce dossier fait gagner du temps. Un diagnostic de la couverture, avec photos et description des désordres, aide les copropriétaires à comprendre ce qui relève de la réparation ponctuelle et ce qui justifie une réfection complète. Il est aussi utile de demander aux entreprises des devis établis sur la même base, pour pouvoir les comparer poste par poste.
Échafaudage, voirie et secteurs protégés

Refaire un toit à Paris, c’est aussi gérer l’accès. L’installation d’un échafaudage ou d’un monte-matériaux sur le trottoir nécessite une autorisation d’occupation de la voie publique auprès de la Ville, qu’il faut anticiper dans le planning. Dans les cours intérieures, le passage du matériel et l’évacuation des déchets sont d’autres contraintes à prévoir.
Côté urbanisme, tout changement d’aspect d’une toiture (matériau, couleur, création de lucarne ou de fenêtre de toit) passe par une déclaration préalable, voire un permis de construire selon les cas. La capitale compte de très nombreux monuments historiques et plusieurs secteurs protégés, comme le Marais : dans ces périmètres, le projet est soumis à l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France, qui veille au respect de l’aspect traditionnel des toits.
Les demandes les plus fréquentes à Paris
- Recherche de fuite sur une couverture en zinc : soudure ouverte, bande percée, relevé décollé.
- Réfection de terrasson en zinc et remplacement des ardoises du brisis.
- Zinguerie : chéneaux, gouttières, descentes et habillage des lucarnes.
- Souches de cheminée : reprise des solins, pose de chapeaux ou de mitrons.
- Isolation des combles et des anciennes chambres de bonne, souvent très chaudes l’été sous le zinc.
- Fenêtres de toit et verrières : remplacement ou reprise d’étanchéité.
