Une ville reconstruite en pierre et en ardoise

Caen a été en grande partie détruite lors des combats de l’été 1944. La reconstruction qui a suivi a donné au centre-ville une grande partie de son visage actuel, avec des immeubles où la pierre de Caen, ce calcaire clair extrait localement depuis le Moyen Âge, reste très présente. Les monuments majeurs, comme l’Abbaye aux Hommes, l’Abbaye aux Dames et le château fondé par Guillaume le Conquérant, rappellent l’histoire millénaire de la ville.
Les toitures de la reconstruction ont aujourd’hui plusieurs décennies. Même quand l’ardoise tient encore, les crochets, les liteaux, les chéneaux et les solins peuvent être en fin de vie. Un diagnostic complet évite de multiplier les réparations ponctuelles sur une couverture qui mériterait une réfection.
L’ardoise, reine des toits caennais
L’ardoise est la couverture la plus répandue à Caen. Elle s’adapte bien aux toits à forte pente, aux combles brisés et aux nombreuses lucarnes des immeubles et maisons de ville. Selon l’époque, elle est fixée au clou ou au crochet : ce détail compte au moment d’une réparation, car il faut respecter le mode de pose existant.
La tuile plate couvre de son côté de nombreuses maisons plus anciennes ou traditionnelles de l’agglomération. Sur les pavillons récents, d’autres matériaux sont également présents. Quel que soit le matériau, les points singuliers restent les mêmes : noues, arêtiers, abergements de cheminée et jouées de lucarnes.
Pluie, vent de la Manche et humidité

Caen bénéficie d’un climat océanique : des températures modérées, des pluies réparties sur toute l’année et une humidité fréquente. La proximité de la Manche expose aussi la ville aux coups de vent, surtout en automne et en hiver. Ces conditions entraînent des désordres bien connus des couvreurs :
- ardoises glissées lorsque les crochets ou les clous rouillent ;
- mousses et lichens sur les pans nord et sous les arbres ;
- chéneaux et gouttières qui débordent lorsqu’ils sont encombrés ;
- infiltrations au niveau des lucarnes et des souches de cheminée.
Un contrôle annuel, idéalement à l’automne, permet de repérer ces faiblesses avant les grosses pluies.
Travaux de toiture près des monuments
Aux abords des monuments historiques, très présents à Caen, les travaux qui modifient l’aspect d’une toiture (changement de matériau, création de lucarnes ou de fenêtres de toit, nouvelle teinte) nécessitent une déclaration préalable soumise à l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France. Ailleurs, la règle générale s’applique : un remplacement à l’identique ne demande en principe pas de formalité, un changement d’aspect si.
