Une ville rebâtie après 1918

Reims a subi de très lourdes destructions pendant la Première Guerre mondiale, et sa cathédrale Notre-Dame a été gravement endommagée par les bombardements. La reconstruction des années 1920 et 1930 a profondément marqué la ville, qui compte de nombreux immeubles de style Art déco. La cathédrale, la basilique Saint-Remi et le palais du Tau sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Beaucoup de toitures datent donc de cette période de reconstruction. Près d’un siècle plus tard, charpentes, liteaux et zinguerie arrivent souvent en fin de vie, même si les tuiles ou les ardoises semblent encore en bon état vues de la rue. Un diagnostic par un couvreur permet de savoir s’il suffit de réparer ou s’il faut envisager une réfection.
Tuile plate et ardoise : deux savoir-faire
La tuile plate en terre cuite est la couverture traditionnelle de la Champagne. Petite et posée sur une pente forte avec un recouvrement important, elle donne aux toits cet aspect finement quadrillé. Sa pose demande de la minutie, notamment au niveau des arêtiers, des noues et des lucarnes.
L’ardoise couvre de nombreux immeubles, maisons bourgeoises et combles brisés. On rencontre aussi du zinc sur les terrassons et certains immeubles de centre-ville, ainsi que de la tuile mécanique sur les maisons plus récentes. Un bon couvreur rémois sait intervenir sur ces différents matériaux sans mélanger les techniques.
Un climat semi-continental exigeant pour les toits

Reims connaît un climat semi-continental : des hivers froids avec des gelées régulières, des étés parfois très chauds et des orages qui peuvent être violents. Pour une toiture, les écarts de température sont une source d’usure :
- le gel fait éclater les tuiles poreuses qui ont absorbé de l’eau ;
- les cycles de dilatation fatiguent les solins et les pièces de zinguerie ;
- la condensation apparaît sous les couvertures mal ventilées en hiver ;
- la chaleur estivale rend les combles mal isolés difficiles à vivre.
C’est pourquoi l’isolation de la toiture est un sujet central à Reims : elle améliore le confort d’hiver comme d’été. Isolation des combles perdus, sous rampants ou par l’extérieur, chaque solution a ses contraintes, à étudier avec le couvreur selon l’état de la charpente.
Travaux à proximité des monuments
Aux abords des monuments historiques, nombreux dans le centre de Reims, tout projet qui change l’aspect d’une toiture (matériau, teinte, fenêtres de toit, lucarnes) passe par une déclaration préalable soumise à l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France. Le remplacement à l’identique reste en général plus simple. Un couvreur familier du centre-ville vous aidera à préparer un dossier cohérent.
