Gouttières et chéneaux à Annecy : ce qui s’use

Sous un climat montagnard, une gouttière travaille bien plus qu’en plaine. La neige qui glisse du toit peut tordre les crochets ou arracher une section entière ; la glace qui se forme dans le chéneau pendant les nuits froides fatigue les joints ; au printemps, la fonte envoie en quelques heures de grandes quantités d’eau vers des descentes parfois sous-dimensionnées.
Pour y remédier, les couvreurs proposent souvent des crochets plus rapprochés, des arrêts de neige en bas de versant et des descentes de section plus généreuse. Le zinc reste courant, mais l’aluminium laqué ou le cuivre peuvent aussi être retenus selon le style de la maison.
Noues, solins et abergements sur les toits d’Annecy
Les fuites ne viennent pas toujours des gouttières. Sur un toit en ardoise, la noue, cette rigole métallique à la jonction de deux versants, accumule aiguilles et feuilles puis déborde. Autour des cheminées et des fenêtres de toit, les abergements en zinc se déforment avec les écarts de température. Sur le bac acier, ce sont plutôt les faîtières, les closoirs et les raccords avec les murs qui demandent de l’attention.
Une vérification annuelle, de préférence à l’automne, permet de vider les gouttières avant l’hiver et de reprendre une soudure ou un joint avant les premières chutes de neige.
