Vent, pluie et tempêtes : ce que subissent les toits de Guingamp

Le climat océanique breton se traduit ici par des pluies fréquentes et des dépressions venues de l’ouest, parfois accompagnées de rafales violentes. Sur une couverture en ardoise, le vent s’attaque d’abord aux bords : rives, égout, faîtage et arêtiers. Une ardoise soulevée à l’angle d’un pignon peut en entraîner plusieurs autres lors des rafales suivantes.
La Bretagne connaît moins d’orages que l’est de la France, mais les longues périodes de pluie mettent à l’épreuve les points d’étanchéité : faîtage scellé au mortier qui se fissure, solins de cheminée décollés, noues encombrées de feuilles. Les rares chutes de neige ou de grêle révèlent surtout les faiblesses déjà présentes.
Préparer sa toiture avant la saison des tempêtes à Guingamp
Une inspection à la fin de l’été permet de corriger les faiblesses avant les premiers coups de vent :
- refixer les ardoises des rives et du faîtage, là où la prise au vent est la plus forte ;
- remplacer un faîtage maçonné fissuré par un faîtage sec ventilé, qui accompagne mieux les mouvements de la charpente ;
- contrôler la fixation des gouttières et des descentes ;
- élaguer les branches qui surplombent la maison.
Après une tempête, observez le toit depuis le sol, éventuellement avec des jumelles, plutôt que d’y monter : les ardoises déplacées se repèrent à leur alignement rompu. En cas de dégâts, conservez photos et constats pour votre assureur.
