Vent et tempêtes : les points faibles des toits d’Hennebont

Sous le climat océanique du Morbihan, les dépressions venues de l’Atlantique arrivent surtout en automne et en hiver, avec des rafales d’ouest et de sud-ouest et des pluies battantes. Le vent ne s’attaque pas au toit de façon uniforme : il s’engouffre sous les rives, soulève les ardoises des premiers rangs et fait vibrer les faîtages mal scellés. Les ardoises clouées dont les clous ont rouillé sont les plus vulnérables, tout comme les accessoires : chapeaux de cheminée, antennes, gouttières mal fixées.
La pluie poussée par le vent pénètre aussi là où elle n’entre jamais par temps calme : sous un solin fatigué, par un recouvrement d’ardoises trop court, au bord d’une fenêtre de toit. Une infiltration qui n’apparaît qu’en cas de tempête est souvent le signe d’un détail d’étanchéité à revoir.
Après un coup de vent à Hennebont : inspecter et réparer
Une fois le vent retombé, faites le tour de la maison et regardez le toit depuis le sol, avec des jumelles si besoin : ardoises manquantes ou de travers, débris dans les gouttières, faîtage ouvert. Ne montez pas sur la couverture, glissante et peut-être fragilisée.
Le couvreur remplace les ardoises tombées, refixe les rives et reprend le faîtage. Si les dégâts se répètent à chaque épisode venteux, il peut proposer de passer à une fixation au crochet inox, plus résistante à l’arrachement, ou de renforcer les rangs exposés. Photographiez les dégâts avant réparation : votre assurance habitation vous les demandera.
