Démoussage des toits en ardoise à Laval : bien s’y prendre

Sous le climat océanique altéré de la Mayenne, l’humidité reste présente une grande partie de l’année, surtout sur les versants orientés au nord et sous les arbres. Les mousses s’installent dans les recouvrements des ardoises, retiennent l’eau et, en hiver, le gel peut alors faire éclater la pierre ou soulever les pièces.
Sur l’ardoise, le nettoyeur haute pression est à proscrire : il fend les ardoises fines, fait sauter les crochets et chasse l’eau sous la couverture. Les couvreurs procèdent plutôt par brossage doux, puis appliquent un produit antimousse qu’on laisse agir. Un temps sec, sans gel ni forte chaleur, donne les meilleurs résultats.
Un entretien planifié pour les toitures de Laval
Plutôt que d’attendre une fuite, beaucoup de propriétaires lavallois optent pour une visite périodique. Elle comprend en général :
- le contrôle des ardoises glissées, cassées ou décrochées ;
- la vérification des faîtages, arêtiers et noues ;
- le curage des gouttières et des descentes après la chute des feuilles ;
- l’examen des solins et abergements autour des cheminées et des fenêtres de toit ;
- le démoussage lorsque c’est nécessaire.
Dans la vieille ville, autour du Vieux-Château, l’entretien à l’identique ne pose pas de difficulté ; en revanche, tout changement d’aspect aux abords des monuments historiques passe par l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France.
