Le Havre et le patrimoine de la Reconstruction

Les immeubles conçus par l’atelier Perret se caractérisent notamment par leurs toits-terrasses. Leur entretien relève d’un savoir-faire à part : étanchéité, relevés contre les acrotères, évacuations des eaux pluviales à garder dégagées. Sur ces bâtiments, souvent en copropriété, toute intervention visible se prépare avec le syndic et respecte l’aspect d’origine.
Aux abords des monuments historiques, comme l’église Saint-Joseph, l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France est requis pour les travaux qui modifient l’aspect extérieur. Le service urbanisme vous dira si votre adresse est concernée. Pour un toit-terrasse qui fuit, mieux vaut s’adresser à une entreprise qui maîtrise l’étanchéité des toitures plates, un métier distinct de la couverture en ardoise.
Maisons anciennes du Havre : ardoise, tuile et climat marin
Dans les quartiers épargnés par les destructions de la guerre, on trouve des maisons en brique ou en pierre coiffées d’ardoise ou de tuile plate. Le climat océanique de la Seine-Maritime y est exigeant : pluies fréquentes, vent chargé de sel près de la mer, humidité persistante. Clous et crochets rouillent, les ardoises glissent, les mousses s’installent sur les versants peu ensoleillés.
Sur ce bâti, le couvreur privilégie la réparation à l’identique : même format d’ardoise, même teinte de tuile, zinguerie refaite dans le même esprit. Une charpente ancienne mérite aussi un contrôle attentif avant toute charge supplémentaire, par exemple pour poser une isolation ou remplacer une couverture légère par un matériau plus lourd.
