Les Herbiers : des gouttières à l’épreuve du bocage

Le climat océanique de la Vendée apporte des pluies régulières, surtout en automne et en hiver, et une toiture ne remplit vraiment son rôle que si l’eau est ensuite conduite loin des murs. Dans le Haut-Bocage, les haies et les grands arbres qui entourent de nombreuses maisons compliquent les choses : feuilles, glands et brindilles s’accumulent dans les gouttières et finissent par obstruer les descentes. Une grille ou une crapaudine en tête de descente limite ce problème, sans dispenser d’un curage régulier.
Sur les secteurs plus exposés de la commune, comme les hauteurs du Mont des Alouettes et ses moulins, le vent peut aussi rabattre la pluie contre les façades et faire vibrer une gouttière mal fixée. Des crochets rapprochés, une pente régulière vers les descentes et des jonctions bien étanches évitent débordements et coulures sur l’enduit.
Les Herbiers : noues, solins et abergements à surveiller
La zinguerie ne se limite pas aux gouttières. Là où deux pans de toiture se rejoignent, la noue canalise un volume d’eau important : sur la tuile canal comme sur l’ardoise, une noue en zinc fendue ou mal recouverte provoque rapidement des infiltrations dans la charpente. Autour des cheminées et des fenêtres de toit, les abergements et les solins font la jonction entre couverture et maçonnerie ; ce sont eux qu’il faut examiner en priorité après un coup de vent.
Le zinc reste le matériau de référence pour ces ouvrages, car il se façonne et se soude sur place. Mieux vaut en revanche éviter qu’il reçoive l’eau ruisselant sur des éléments en cuivre, qui l’attaque avec le temps.
