Les pavillons de Martigues à l’âge de la rénovation

Un lotissement vieillit d’un seul bloc : les maisons ont été bâties en même temps, avec les mêmes matériaux, et montrent souvent les mêmes signes de fatigue. Sur les tuiles à emboîtement posées il y a plusieurs décennies, on relève des tuiles fendues par les écarts de température, des faîtages au mortier qui se délitent et, bien souvent, l’absence d’écran sous les tuiles.
Lorsqu’une réfection se prépare, c’est l’occasion de poser un écran respirant, de passer à un faîtage ventilé fixé à sec et de revoir l’isolation des combles perdus, très répandus dans ces maisons. Avant de changer de modèle ou de couleur de tuile, relisez le cahier des charges du lotissement et le PLU : ils encadrent parfois l’aspect des toitures.
Vent, sel et soleil sur les toits de Martigues
Le mistral balaie l’étang de Berre et sollicite rives et faîtages, tandis que les quartiers proches du littoral reçoivent un air chargé de sel qui attaque les fixations et la zinguerie métallique. Le soleil du climat méditerranéen, lui, fait vieillir les closoirs, les joints souples et les gouttières en PVC. Une visite de contrôle après un épisode venteux permet de repérer une tuile déplacée avant qu’elle ne provoque une infiltration dans les combles.
