La zinguerie des toits anciens de Senlis

Sur une couverture en tuiles plates ou en ardoises, les pentes sont fortes et les toits souvent découpés. L’eau se concentre donc dans quelques zones clés :
- les noues, à la rencontre de deux pans, garnies de zinc ou de plomb ;
- les abergements autour des lucarnes et des cheminées ;
- les solins contre les murs pignons ou mitoyens ;
- les chéneaux qui recueillent l’eau entre deux toitures accolées.
Le climat océanique dégradé de l’Oise, avec ses pluies régulières et ses périodes de gel, sollicite ces pièces en permanence. Le zinc se dilate et se rétracte au fil des saisons ; les soudures anciennes finissent par se fendre et les agrafes par lâcher.
Le centre historique, qui s’organise autour de la cathédrale Notre-Dame, est soumis à des règles de protection patrimoniale. Les modifications visibles y sont examinées par l’Architecte des Bâtiments de France, qui privilégie généralement le zinc ou le cuivre et des descentes discrètes.
Gouttières et descentes à Senlis : entretenir et remplacer
Une gouttière encombrée déborde sur la façade et abîme enduits et pierres. Un nettoyage annuel, après la chute des feuilles, reste le geste le plus utile. Lors du remplacement, le zinc s’impose sur la plupart des maisons anciennes : il se façonne sur mesure, se soude et s’harmonise avec les couvertures traditionnelles. Les pieds de descente en fonte, que l’on voit encore dans certaines rues, protègent le bas de la canalisation des chocs.
