Gouttières et descentes à Tournefeuille : bien choisir

Trois matériaux se partagent l’essentiel des chantiers :
- le zinc, façonné sur mesure et soudé, durable et discret, que maîtrisent les couvreurs-zingueurs ;
- le PVC, léger et abordable, mais sensible au soleil : il peut se déformer au fil des étés ;
- l’aluminium laqué, posé en gouttière continue sans raccord, avec un large choix de teintes.
Le dimensionnement compte autant que le matériau. Sous les orages d’été de la Haute-Garonne, une gouttière trop étroite ou une seule descente pour un long pan de toit ne suffit pas. Une pente régulière, des crochets rapprochés et des naissances bien placées évitent l’eau qui ruisselle sur l’enduit de façade.
Noues, solins et chéneaux sur les toits de Tournefeuille
Les fuites liées à la zinguerie sont souvent prises pour des problèmes de tuiles. Sur la tuile canal, trois zones concentrent les risques : les noues, où deux pans se rejoignent et où l’eau converge ; les solins, au pied des murs et des cheminées ; les abergements autour des fenêtres de toit. Un solin au mortier finit par se fissurer avec les variations de température ; beaucoup de couvreurs le remplacent par une bande de zinc engravée dans la maçonnerie.
Dans une commune aussi arborée, les feuilles et les graines s’accumulent dans les chéneaux. Une crapaudine, petite grille posée à l’entrée de chaque descente, empêche le tuyau de se boucher. Un nettoyage à l’automne complète le dispositif.
