Zinguerie et évacuation des eaux à Aurillac

Le climat montagnard du Cantal combine pluies abondantes, neige et gel. Pour la zinguerie, c’est une épreuve : la glace qui se forme dans une gouttière la déforme ou arrache ses crochets, et la neige qui glisse du toit peut plier une descente mal fixée. Au dégel, l’eau s’accumule contre le moindre obstacle et s’infiltre par un solin ou une noue fatigués.
Sur ces toitures, le couvreur-zingueur veille à des gouttières de section suffisante, tenues par des crochets rapprochés, à des noues et des abergements de cheminée soigneusement façonnés, et à des descentes toujours dégagées. Le zinc reste le matériau le plus courant ; le cuivre se rencontre sur certaines maisons de caractère.
Ardoise et lauze : des couvertures pentues à Aurillac
Les toits du Cantal sont souvent très pentus, pour que la neige ne s’y attarde pas. L’ardoise domine en ville ; la lauze, pierre épaisse et lourde, couvre fermes, burons et maisons anciennes de la campagne environnante. Son poids impose une charpente robuste, et sa réparation relève d’un savoir-faire particulier que tous les couvreurs ne pratiquent pas. Des arrêts de neige posés en bas de pente protègent enfin gouttières et passants de la chute des plaques de neige.
