La lauze et l’ardoise, toitures du Cantal

La lauze est la couverture emblématique du Cantal. Ces pierres plates, épaisses et lourdes, coiffent de nombreuses maisons anciennes, fermes et bâtiments agricoles. Leur poids impose une charpente solide, et leur pose, pierre par pierre, relève d’un savoir-faire que tous les couvreurs ne maîtrisent pas.
L’ardoise est également très répandue, en particulier dans les bourgs et sur des maisons plus récentes. Plus légère, elle est souvent retenue lors des rénovations lorsque les règles locales le permettent.
Neige, gel et vent : le climat du Cantal
Le Cantal connaît un climat montagnard : des hivers longs et froids, de la neige sur les reliefs et de fréquents cycles de gel et dégel. L’eau qui s’infiltre sous une ardoise ou une lauze gèle, se dilate et finit par déplacer ou fendre les éléments de couverture. Le poids de la neige sollicite aussi la charpente et les gouttières.
Sur les hauteurs, le vent accentue ces contraintes. Aurillac et les vallées sont un peu plus abritées, mais un contrôle chaque printemps reste la meilleure façon de repérer les dégâts de l’hiver.
Travaux de toiture dans le Cantal : les démarches
Refaire une couverture avec les mêmes matériaux n’impose en principe aucune démarche. En revanche, dès que vous changez de matériau ou de teinte, ou que vous ajoutez des fenêtres de toit, la mairie doit recevoir une déclaration préalable. Près d’un monument historique, le projet passe en outre par l’Architecte des Bâtiments de France, dont l’avis s’impose et peut peser sur le matériau retenu.
