Gouttières et descentes à Cagnes-sur-Mer : une question de débit

Le climat méditerranéen alterne de longues périodes sèches et des pluies brèves mais violentes, surtout à l’automne. Une gouttière qui suffit pour une averse ordinaire peut déborder en quelques minutes pendant un orage : l’eau ruisselle alors sur la façade, abîme les génoises et s’infiltre au pied des murs.
Lors d’un remplacement, le couvreur contrôle la section des gouttières, le nombre de descentes et leur pente. Ajouter une descente sur une longue façade ou passer à un profil plus large règle souvent des débordements qui se répètent chaque automne. Les crapaudines, ces petites grilles placées à l’entrée des descentes, empêchent feuilles et aiguilles de pin de tout boucher.
Zinc, aluminium ou cuivre sur le littoral de Cagnes-sur-Mer
Du côté du Cros-de-Cagnes et du front de mer, l’air salin attaque les métaux mal protégés. Le zinc reste le choix classique, l’aluminium laqué séduit pour son entretien réduit et ses longueurs sans joint, le cuivre se patine avec le temps. Dans tous les cas, crochets et fixations doivent supporter cette exposition.
La zinguerie ne s’arrête pas aux gouttières. Noues, solins de cheminée, bandes d’égout et raccords avec les terrasses sont autant d’endroits où l’eau cherche un passage. Dans le Haut-de-Cagnes, où les toits de hauteurs différentes s’imbriquent, ces jonctions méritent un soin particulier, tout comme l’accès aux ruelles en pente pour acheminer le matériel.
