Vent, orages et grêle à Saint-Paul-de-Vence

Le climat méditerranéen de l’arrière-pays niçois est doux la plupart du temps, mais ses épisodes orageux peuvent être brutaux : pluies torrentielles à l’automne, rafales soudaines, grêle ponctuelle. La neige, en revanche, reste rare à cette altitude et tient peu.
Sur une couverture en tuile canal, le vent s’attaque d’abord aux tuiles de rive et de faîtage, surtout quand le mortier qui les retient s’est fissuré. Les tuiles de couvert, simplement posées, peuvent aussi glisser. La grêle fêle les tuiles anciennes devenues cassantes, sans que les dégâts se voient toujours depuis le jardin : l’infiltration n’apparaît qu’à la pluie suivante.
Préparer un toit de Saint-Paul-de-Vence à la saison des orages
Le meilleur moment pour agir se situe à la fin de l’été. Le couvreur reprend les scellements fatigués, fixe les tuiles les plus exposées par crochets ou par collage, dégage gouttières et noues et contrôle l’ancrage des antennes. Les branches qui surplombent le toit méritent aussi un élagage : par grand vent, elles frappent les tuiles.
Dans le village fortifié, l’accès se fait par des ruelles étroites où le matériel arrive souvent à la main, ce qui allonge les chantiers. Saint-Paul-de-Vence comptant plusieurs monuments historiques, les travaux menés à leurs abords sont soumis à l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France, notamment pour le choix des tuiles.
