Gouttières et zinguerie à Châteaubriant : l’eau doit partir vite

Le climat océanique apporte ici des pluies régulières, moins marquées par le vent de mer que sur la côte mais bien présentes d’octobre à avril. Une gouttière qui déborde finit par mouiller les pieds de mur, tacher les enduits et, à la longue, fragiliser les chevrons en bas de pente. Les causes sont souvent simples : feuilles et mousses accumulées, pente insuffisante, crochets qui ont cédé, joints de dilatation fendus.
Le zinc reste le matériau de référence pour les gouttières pendantes et les descentes sur les maisons anciennes ; le PVC ou l’aluminium laqué se rencontrent davantage sur les constructions récentes. Un couvreur-zingueur vérifiera aussi les raccords aux regards d’eaux pluviales, souvent oubliés.
Noues, solins et chéneaux sur les toits de Châteaubriant
Sur une toiture en ardoise, les infiltrations viennent rarement du milieu du pan. Elles naissent plutôt aux jonctions : noues entre deux versants, solins au pied des cheminées, abergements autour des fenêtres de toit. Sur les maisons de ville mitoyennes du centre, les chéneaux encaissés entre deux toits méritent une attention particulière, car une fuite y passe inaperçue longtemps.
Près du château, monument historique, un remplacement de zinguerie visible depuis la rue peut nécessiter l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France ; mieux vaut se renseigner en mairie avant de choisir un modèle.
