Ardoise, tuile canal et chaume en Loire-Atlantique

L’ardoise domine à Nantes et dans une grande partie du nord du département. Fixée au crochet ou au clou, elle convient aux toits pentus et vieillit bien lorsqu’elle est entretenue. Au sud de la Loire, dans le vignoble nantais et le Pays de Retz, la tuile canal prend le relais sur des toitures plus plates ; Clisson est d’ailleurs connue pour son architecture d’inspiration italienne.
Dans le parc naturel régional de Brière, les chaumières forment un patrimoine vivant : leur entretien relève de couvreurs chaumiers spécialisés. Sur les maisons récentes de l’agglomération nantaise, on trouve aussi tuiles mécaniques, zinc et toitures plates.
Climat océanique et vents de la Loire-Atlantique
Le climat océanique apporte des hivers doux, des pluies fréquentes et une humidité propice aux mousses, notamment sur les pans orientés au nord. Sur le littoral, de La Baule au Croisic ou à Pornic, les tempêtes d’hiver et les embruns salés mettent à l’épreuve les crochets, la zinguerie et les faîtages.
Une ardoise qui glisse ou un crochet corrodé suffit à provoquer une infiltration. Après chaque coup de vent, un coup d’œil depuis le sol permet de repérer les ardoises déplacées, les faîtages abîmés ou les gouttières décrochées.
Entretien et réglementation en Loire-Atlantique
Nettoyer régulièrement les gouttières et les noues évite les débordements lors des longues périodes de pluie. Un remplacement à l’identique ne demande généralement pas de formalité, mais changer de matériau, de couleur ou créer une fenêtre de toit passe par une déclaration préalable. Aux abords des monuments historiques, nombreux à Nantes ou à Guérande, l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France est requis. Vérifiez aussi l’assurance décennale de l’artisan.
