Gouttières et descentes à Pontivy : évacuer la pluie sans dégâts

Loin du littoral, Pontivy échappe à l’air salin, mais pas au climat océanique : les averses se succèdent une grande partie de l’année. Une gouttière qui déborde finit par tacher les façades, saturer les enduits et détremper le pied des murs. Les causes sont presque toujours les mêmes : feuilles et mousses qui bouchent les naissances, pente insuffisante vers la descente, crochets qui ont cédé sous le poids de l’eau.
Les couvreurs zingueurs proposent plusieurs matériaux. Le zinc reste le choix habituel sur l’ardoise, pour sa durée de vie et sa bonne tenue visuelle ; l’aluminium laqué, posé en continu, limite le nombre de joints ; le PVC est plus léger mais supporte moins bien les écarts de température. Sur une maison ancienne en pierre, la gouttière pendante en zinc ou la corniche avec chéneau s’accordent mieux avec l’architecture.
Noues, solins et abergements des toits de Pontivy
Les fuites ne viennent pas toujours des ardoises. Là où deux pans se rejoignent, la noue concentre l’eau de toute une surface ; si le zinc est percé ou mal recouvert, l’infiltration apparaît au plafond, parfois loin du point d’entrée. Autour des cheminées et des fenêtres de toit, les solins et abergements assurent la jonction avec la maçonnerie ou le châssis : un joint sec ou une bande décollée suffit à laisser passer la pluie.
Dans le centre de Pontivy, où plusieurs édifices sont protégés au titre des monuments historiques, comme le château des Rohan, les travaux qui modifient l’aspect d’un toit à leurs abords sont soumis à l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France.
