Orages, vent et grêle : ce que subissent les toits de Pontoise

Le climat océanique altéré du Val-d’Oise est rarement extrême, mais il réserve chaque année son lot d’épisodes brusques. Les tempêtes d’automne et d’hiver arrivent le plus souvent de l’ouest ; sur les maisons bâties en rebord de coteau, bien dégagées, les rafales soulèvent les tuiles de rive et les faîtières mal fixées. En été, les orages peuvent apporter de la grêle, qui fêle les tuiles, et des averses intenses que les gouttières n’absorbent pas toujours.
L’hiver amène aussi des gelées et, certaines années, de la neige. Une tuile déjà poreuse se gorge d’eau, gèle puis se délite ; la neige, en fondant lentement, révèle les défauts d’étanchéité autour des cheminées et des fenêtres de toit.
Tuile mécanique et tuile plate à Pontoise : deux réactions aux intempéries
La tuile mécanique, à emboîtement, se pose sur une pente modérée et résiste bien à la pluie battante grâce à ses reliefs, mais une seule tuile arrachée laisse une ouverture franche. La tuile plate, fréquente sur les maisons anciennes, exige une pente forte et un recouvrement important ; ses petits éléments tiennent au liteau par un ergot et, quand celui-ci casse, glissent sans bruit. Sur l’une comme sur l’autre, les fixations en rive et au faîtage et le bon état des solins font la différence.
