Maisons anciennes de Saint-Tropez : ce que cachent les vieux toits

Sur une maison de village, la couverture repose souvent sur une charpente d’origine, parfois reprise au fil des décennies. Les tuiles canal y sont posées en deux rangs : les tuiles de courant, creux vers le ciel, et les tuiles de couvert qui les chevauchent. Avec le temps, les tuiles de couvert se déplacent, le mortier des faîtages s’effrite et l’eau trouve un chemin.
Autre élément typique de la Provence : la génoise, ces rangs de tuiles superposés sous l’égout du toit. Quand elle se dégrade, elle laisse l’eau ruisseler sur la façade et tacher les enduits. Sa restauration demande un vrai savoir-faire, car elle se refait à l’identique, rang par rang.
Réparer sans trahir le caractère de Saint-Tropez
Ici, l’enjeu est souvent de conserver l’aspect d’origine. Un bon réflexe consiste à réemployer les tuiles anciennes encore saines et à compléter avec des tuiles vieillies de teinte proche, plutôt que de tout remplacer par du neuf uniforme. Les liants à la chaux sont aussi mieux adaptés aux maçonneries anciennes que les mortiers trop rigides.
La commune compte des monuments historiques, dont la citadelle qui domine la ville. Aux abords de ces édifices, l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France peut être requis pour une toiture modifiée : renseignez-vous en mairie avant de fixer vos choix.
L’air marin et les coups de vent qui balaient le golfe fatiguent aussi les fixations et les faîtages : un contrôle après chaque hiver évite bien des surprises.
