Tuile mécanique et zinc : les toits de la Seine-Saint-Denis

La tuile mécanique couvre une grande partie des pavillons, de Noisy-le-Grand à Aulnay-sous-Bois en passant par Gagny. Emboîtée, elle se pose sur des pentes modérées et se remplace facilement à l’unité, à condition de retrouver un modèle compatible, ce qui n’est pas toujours simple sur les tuiles anciennes.
Le zinc est l’autre matériau familier du département : on le trouve sur des immeubles, des toitures à faible pente, des lucarnes et surtout dans la zinguerie (gouttières, chéneaux, noues). Il demande un savoir-faire spécifique : soudure, gestion de la dilatation, ventilation de la sous-face. Les toits-terrasses des immeubles plus récents relèvent, eux, des entreprises d’étanchéité.
Le climat de la Seine-Saint-Denis et ses effets sur la couverture
Le département connaît un climat océanique altéré : des pluies réparties sur toute l’année, des hivers assez frais et des étés parfois chauds et orageux. Les orages d’été mettent à l’épreuve les gouttières et les descentes, qui débordent vite lorsqu’elles sont encombrées de feuilles. Les mousses se développent surtout sur les pans exposés au nord et sous les arbres des jardins pavillonnaires. Un contrôle annuel et un nettoyage régulier des chéneaux évitent la plupart des infiltrations.
Organiser un chantier de toiture en Seine-Saint-Denis
Dans un tissu urbain dense, un chantier de couverture demande un peu d’organisation : échafaudage sur le trottoir, accès par une cour ou un jardin voisin, protection des façades mitoyennes. Sur le plan administratif, refaire le toit à l’identique n’impose généralement rien, alors qu’une modification visible (autre matériau, autre couleur, fenêtre de toit) oblige à déposer une déclaration préalable en mairie. Dans le périmètre d’un monument historique, l’Architecte des Bâtiments de France doit également se prononcer.
