Refaire un toit à Grasse : le bon moment pour isoler

Sous le climat méditerranéen, une vieille toiture souffre surtout de la chaleur de l’été et des gros orages d’automne. Quand les tuiles deviennent poreuses, que les liteaux fatiguent et que les petites fuites se répètent, une réfection complète finit par être plus raisonnable qu’une série de réparations.
C’est l’occasion idéale de traiter l’isolation. Une fois la couverture déposée, le couvreur peut poser des panneaux isolants au-dessus des chevrons (technique dite du sarking) ou reprendre l’isolation des combles, puis installer un écran sous toiture avant de reposer les tuiles. À Grasse, l’enjeu principal est souvent le confort d’été : un isolant dense associé à une lame d’air ventilée freine la surchauffe des pièces mansardées.
Vieille ville ou collines de Grasse : deux chantiers bien différents
Dans le centre historique, les maisons mitoyennes et les rues étroites compliquent tout : échafaudage sur rue, descente des gravats, livraison des matériaux. Une autorisation d’occupation du domaine public est parfois nécessaire. La cathédrale Notre-Dame-du-Puy étant un monument historique, les chantiers situés à ses abords passent par l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France.
Sur les hauteurs, les maisons isolées posent d’autres questions : chemins d’accès en pente, génoises à préserver, raccords avec des terrasses. Beaucoup de propriétaires choisissent de réemployer leurs anciennes tuiles en couvert, sur le dessus, et de poser des tuiles neuves en courant, dessous. Le toit garde ainsi sa teinte patinée.
